Défilé 2

Publié le par Tanaka


Le Défilé Franscesco Smalto 2007








Impatients que vous êtes!!! Je vous avais parlé de la réception le l'invitation
ici. Voici maintenant l'article tant attendu sur le défilé lui-même.
Me voilà revenu sain et sauf de cette aventure, ma curiosité rassérénée. Après-midi posée. Invitation en poche et un peu de retard comme la correction l'exige. Le défilé Franscesco Smalto 2007 se tient aux Beaux-Arts s'il vous plaît, dans la grande salle couverte au fond de la cour. C'est l'une des 70 marques de mode masculine, une des 45 inscrites au calendrier officiel-toutes défilent entre vendredi et mardi soir- tandis que les 25 autres se contenteront d'un show-room pour présenter leur travail.
Une certaine fébrilité règne. Lot de photographes à l'entrée pour guetter les stars, lot de photographes à l'intérieur pour guetter le stars également...Il y a aussi les photographes,:-), les vrais, en deux groupes qui, par rapport à la scène en forme de U,  sont diamétralement opposés avec une rangée de décalage. Ca permet un shooting de face avec en fond le nom de la marque. Rien ici n'est hasard, je ne vous apprends rien.
Les invités se pressent.
Ici l'important n'est pas d'être vu -ce serait un parfait non-sens d'être vu par des personnes venues pour l'être elles-même!- mais d'être vu en compagnie de...
Star, attaché(e) de presse, rédac' chef, personnel de la maison ou créateur en vogue le choix vous est offert. Mais quoique vous fassiez la réalité se rappelle à vous : êtes vous Sitting or Standing? Faisons simple : le monde du défilé de mode est sobrement manichéen. Sitting c'est une reconnaissance et un anoblissement : le banc d'écolier sur lequel repose votre fondement vaut particule et blason. Votre nom sur un carton. Une calligraphe sur le qui-vive pour les "dernières minutes". Et un fascicule qui vous détaille les tendances de cette année et qui accessoirement vous fourni les bases afin de discourir sans fin sur cette "dernière collection éblouissante". Je suis assis donc je suis. Ces places sont comptées, chiffrées et pondérées. Il en faut suffisamment pour accueillir tous les Sitting et leur(s) invité(s) de dernière minute, mais pas trop parce qu'elles coûtent horriblement chères à l'organisation. Bien sûr, par opposition, les Standing sont tous les autres.
Le lieu est surchauffé. Le personnel arrache bruyamment le plastique qui protège le chemin de défilé. Go!
Musique d'jeun's rock matinée d'électronique très très rythmée. Les mannequins commencent le défilé. M.Smalto-en cravate rose - retient sa respiration. On remarquera au moins 3 éléments importants : "Définitivement, les derniers clivages sont tombés en mode masculine",  "des épaules plus structurées" et  "taupe grisé : ni marron, ni beige, encore moins gris". Quelque chose me dit que vous risquez de retrouver ces termes dans tous les articles et commentaires relatifs à ce défilé. Hop là.
La musique continue, les mannequins défilent : la ritournelle.
Et tout à coup, comme pour nous réveiller, un stop.
Puis tous les mannequins viennent faire un tour d'honneur en se suivant à la queue leu-leu. Re-stop. Et c'est le Directeur Artistique qui fait sont tour d'honneur sous les applaudissements du public. Un fin bracelet noir orne sa manche droite : le deuil hier d'un ami et mannequin maison.
Fin.
Les sitting se lèvent en un rien de temps. Le public se retire...vers le backstage soit pour aller saluer le DA, soit pour prendre un verre. Langue de belle mère dans la poche, je me fait servir un honteux Sky-Coke qui sera tellement tassé qu'il me claquera le bec jusqu'au début de soirée.
Pour mon name dropping j'ai choisi Gérard Depardieu, Samuel Le Bihan,Ophélie Winter, Céline Balitran, Ariel Wizman, Satya Oblet.
Le plus surprenant, c'est que l'évènement ne dure en tout et pour tout qu'un malheureux quart d'heure. Oui, oui, vous avez bien lu : 1/4 d'heure. Et je vous assure que ça passe très vite.
Ravi du spectacle, je cours remercier mon amie pour m'avoir permis de participer à cette aventure et décide de rentrer à pied dans le froid sybérien.
Je m'offre un petit détour par la place St Sulpice pour me régaler d'un peu de Danse de Dragon et de quelques pétarades. Ainsi, rassuré que les esprits malins soient chassés, je me remémore cet après-midi et prépare déjà silencieusement cet article.
Je remonte la rue de Rennes en ne cesse de penser qu'habiter Paris est réellement une chance.
Mon corps est engourdi de froid .
Ma tête est vide.
Simply Tanaka.
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Publié dans Tanaka

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