Norvegian Song

Publié le par Tanaka

Thomas Dibdahl











Le concert devait débuter à 20hr, ce n'est qu'une heure après, assommé par un discours aussi creux qu'égocentique de notre ami P.Starck(Je vous laisse vous faire un avis, le mien est proche de cet article LA), qu'il a débuté. A la question où se trouvait Paris le lundi 16 octobre 2006, il faut désormais répondre : au concert de Thomas Dibdhal. Beigbeder, Aubert, Pagny et j'en passe. Ils étaient venus l'écouter.
Je vous rassure, tout comme vous je ne le connaissais pas il y a très peu de temps encore. Jusqu'à ce que je feuillette un A Nous Paris -merci pour vos coups de coeur musicaux- . J'ai écouté et dois vous confier que son album New-York City m'a beaucoup plu. Doux. Rythmé. Dynamique (si, si...)Parfait pour le réveil au petit matin ou pour le retour au bercail tard le soir. C'est apaisant, harmoniquement riche, très très retenu -à la limite du frustrant- et totalement imprévisible comme j'aime. Le style lui est propre et je réalise bien que ça ne peux pas plaire à tous. Tant mieux!
Ca c'est pour l'album.
Mais Thomas Dibdhal en concert c'est...inexprimable.
Il arrive sur scène en retard d'une heure avec une 1664 à la main -ses musiciens s'en muniront aussi, mais plus tard : privilège du chef! Ou peut-être voulait-il simplement dédramatiser le précédent discours de Starck et nous le faire considérer comme une mauvaise blague vaseuse de comptoir-, fume pendant son concert, va s'asseoir dans un coin en battant la mesure durant les soli des musiciens. Mais Dybdhal et ses mucisiens, malgré leur air de soixante-huitards en retard, arrivent en costard sur scène.
Peu importe la forme et l'habit finalement. C'est la musique qui compte plus que le moine ;-). Et je m'évertue à dire qu'il n'est nul besoin de s'y connaître pour pouvoir apprécier pleinement. L'essentiel est que ce que vous écoutez  vous touche..si possible au plus profond de vous même. Point. C'est marre.
C'est ce que Thomas a fait ce soir là. Et j'en suis sorti bouleversé.
La salle a pleinement apprécié  : 3 bis et des standing ovation (sauf pour les people. Un people ne se lève pas pour applaudir un autre artiste, sa spontanéité pourrait visiblement être mal interprétée...voilà la seule explication que j'ai trouvé)
Je m'use la voix à répéter que :
    1- nous n'allons pas assez au concert
    2- rien ne vaut un live et qu'écouter l'album après un live, c'est toujours être déçu
Bien sûr cela nous amène à une situation insupportablement paradoxale : j'essaie en vain par les mots de vous faire partager et ressentir ce que vous n'auriez pu apprécier qu'en étant sur place....et de fait mon article devenait parfait inutile.
Je cesse donc et ne dis qu'une dernière chose : Merci Thomas.
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Publié dans Tanaka

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